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Mathématique.fr

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  1. Combinatoire et dénombrement
    4 Chapitres
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  2. Manipulation des vecteurs, des droites et des plans de l’espace
    4 Chapitres
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    1 Quiz
  3. Le produit scalaire
    3 Chapitres
  4. Représentation paramétrique et équation cartésienne
    3 Chapitres
  5. Les suites
    4 Chapitres
  6. Les limites de fonctions
    6 Chapitres
  7. La dérivation
    3 Chapitres
  8. La continuité
    3 Chapitres
  9. La fonction logarithme
    3 Chapitres
  10. Les fonctions trigonométriques
    5 Chapitres
  11. Les primitives
    4 Chapitres
  12. Les équations différentielles
    3 Chapitres
  13. Le calcul intégral
    4 Chapitres
  14. La loi binomiale
    3 Chapitres
  15. Le produit scalaire
    4 Chapitres
  16. Les variables aléatoires
    3 Chapitres
  17. La loi des grands nombres
    3 Chapitres
  18. Notion de liste
    3 Chapitres
Leçon 5, Chapitre 3
En cours

Opérations sur les suites

Progression du Leçon
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Les suites sont des successions ordonnées de nombres, définies soit par une formule explicite, soit par une relation de récurrence. Elles constituent un outil central pour modéliser des phénomènes dans de nombreux domaines. Dans ce chapitre, nous nous concentrons sur les opérations de base sur les suites, telles que la somme, le produit, la combinaison avec des scalaires, ainsi que quelques résultats importants pour les suites arithmétiques et géométriques.

1. Définitions de base

  • Suite : Une suite est une fonction qui associe à tout entier naturel \( n \) un réel \( u_n \). On note la suite sous la forme \( (u_n)_{n \in \mathbb{N}} \).
  • Suite explicite : Si une suite est donnée par une formule qui définit directement \( u_n \) en fonction de \( n \), on parle de suite explicite. Exemple : \( u_n = 2n + 3 \).
  • Suite récurrente : Si une suite est définie par une relation qui exprime chaque terme à partir du précédent, on parle de suite récurrente. Exemple : \( u_{n+1} = u_n + 5 \) avec \( u_0 = 2 \).

2. Opérations sur les suites

a. Somme de deux suites
Si \( (u_n) \) et \( (v_n) \) sont deux suites, la somme de ces suites est une nouvelle suite définie par : \[ (u_n + v_n) = (w_n) \quad \text{avec} \quad w_n = u_n + v_n \quad \forall n \in \mathbb{N}. \] Exemple : Si \( u_n = 2n \) et \( v_n = n^2 \), alors \( w_n = u_n + v_n = 2n + n^2 \).
b. Produit de deux suites
De la même manière, si \( (u_n) \) et \( (v_n) \) sont deux suites, le produit de ces suites est une nouvelle suite définie par : \[ (u_n \cdot v_n) = (w_n) \quad \text{avec} \quad w_n = u_n \cdot v_n \quad \forall n \in \mathbb{N}. \] Exemple : Si \( u_n = 3n \) et \( v_n = n+1 \), alors \( w_n = u_n \cdot v_n = 3n \cdot (n+1) = 3n^2 + 3n \).
c. Multiplication d’une suite par un scalaire
Soit \( \lambda \in \mathbb{R} \). Le produit d’une suite \( (u_n) \) par un scalaire \( \lambda \) est une nouvelle suite définie par : \[ (\lambda \cdot u_n) = (\lambda u_n) \quad \text{avec} \quad (\lambda u_n) = \lambda \cdot u_n \quad \forall n \in \mathbb{N}. \] Exemple : Si \( u_n = 2n \) et \( \lambda = 3 \), alors \( w_n = 3 \cdot u_n = 3 \cdot 2n = 6n \).
d. Différence de deux suites
La différence de deux suites \( (u_n) \) et \( (v_n) \) est définie par : \[ (u_n – v_n) = (w_n) \quad \text{avec} \quad w_n = u_n – v_n \quad \forall n \in \mathbb{N}. \] Exemple : Si \( u_n = 4n \) et \( v_n = n^2 \), alors \( w_n = u_n – v_n = 4n – n^2 \).

3. Suites particulières : arithmétiques et géométriques

a. Suite arithmétique
Une suite \( (u_n) \) est dite arithmétique s’il existe un nombre réel \( r \), appelé raison, tel que : \[ u_{n+1} = u_n + r. \] La formule explicite d’une suite arithmétique est donnée par : \[ u_n = u_0 + n \cdot r. \] Exemple : Si \( u_0 = 5 \) et \( r = 2 \), alors \( u_n = 5 + 2n \).
b. Suite géométrique
Une suite \( (v_n) \) est dite géométrique s’il existe un nombre réel \( q \), appelé raison, tel que : \[ v_{n+1} = v_n \cdot q. \] La formule explicite d’une suite géométrique est donnée par : \[ v_n = v_0 \cdot q^n. \] Exemple : Si \( v_0 = 3 \) et \( q = 2 \), alors \( v_n = 3 \cdot 2^n \).

4. Théorèmes et propriétés

a. Théorème de convergence pour les suites géométriques
  • Si \( |q| < 1 \), alors la suite géométrique \( (v_n) \) converge vers 0.
  • Si \( |q| = 1 \), la suite est constante.
  • Si \( |q| > 1 \), la suite diverge (tend vers \( +\infty \) ou \( -\infty \)).
b. Comportement asymptotique des suites arithmétiques
Toute suite arithmétique de raison non nulle tend vers \( +\infty \) ou \( -\infty \) en fonction du signe de la raison. Si la raison est positive, la suite diverge vers \( +\infty \). Si la raison est négative, la suite diverge vers \( -\infty \).

5. Exercices d’application

Exercice 1 : Soit \( u_n = 3n + 2 \) et \( v_n = 5n – 4 \). Calculez la somme et la différence des deux suites. Déterminez également le produit des deux suites. Exercice 2 : Déterminez la formule explicite d’une suite arithmétique de premier terme \( u_0 = 7 \) et de raison \( r = -3 \). Exercice 3 : Soit une suite géométrique définie par \( v_0 = 4 \) et \( q = \frac{1}{2} \). Calculez \( v_n \) pour \( n = 0, 1, 2, 3 \). Vérifiez si la suite converge.

Conclusion

Les suites constituent une base importante en mathématiques, notamment dans l’étude des séries et des limites. Les opérations sur les suites permettent de manipuler et de combiner les suites entre elles, ouvrant ainsi la voie à des applications plus complexes. La maîtrise des suites arithmétiques et géométriques est essentielle pour aborder d’autres concepts avancés tels que les séries et le calcul infinitésimal.